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Sourate 95 - Coran 12-21. Traductions du Coran en Europe, XIIe-XXIe siècles - Sourate s95

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  • Structuration des données (TEI) Paul Gaillardon, Maud Ingarao (Pôle HN IHRIM)
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À faire.

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Éd. du Caire, 1924Contexte
X
سورة التين
بِّسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
1
وَالتِّينِ وَالزَّيْتُونِ
2
وَطُورِ سِينِينَ
3
وَهَذَا الْبَلَدِ الْأَمِينِ
4
لَقَدْ خَلَقْنَا الْإِنسَانَ فِي أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ
5
ثُمَّ رَدَدْنَاهُ أَسْفَلَ سَافِلِينَ
6
إِلَّا الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ فَلَهُمْ أَجْرٌ غَيْرُ مَمْنُونٍ
7
فَمَا يُكَذِّبُكَ بَعْدُ بِالدِّينِ
8
أَلَيْسَ اللَّهُ بِأَحْكَمِ الْحَاكِمِينَ
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Hamidullah révisée, 2000Contexte
X
Le figuier (At-Tin)
1
Par le figuier et l’olivier !
2
Et par le Mont Sînîn !
3
Et par cette Cité sûre !
4
Nous avons certes créé l’homme dans la forme la plus parfaite.
5
Ensuite, Nous l’avons ramené au niveau le plus bas,
6
sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres : ceux-là auront une récompense jamais interrompue.
7
Après cela, qu’est-ce qui te fait traiter la rétribution de mensonge ?
8
Allah n’est-Il pas le plus sage des Juges ?
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Masson, 1967Contexte
X
SOURATE
LE FIGUIER
Au nom de Dieu : Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
1
Par le figuier et l’olivier
Note [édition originale] : Ou bien : “par la figue et l’olive”. — A moins qu’il ne s’agisse de deux hauts lieux” : “le Mont des figuiers” et “le Mont des oliviers”.
     !
    2
    Par le Mont Sinaï !
    3
    Par cette cité où règne la sécurité
    Note [édition originale] : Ou bien : sûre. — Il s’agit de la Mekke (cf. II, 126).
       !
      4
      Oui, nous avons créé l’homme dans la forme la plus parfaite ;
      5
      puis nous l’avons renvoyé au plus bas des degrés
      Note [édition originale] : Mot à mot : nous l’avons rendu le plus bas de ceux qui sont bas. Allusion probable à l’état de ceux qui demeurent dans la Géhenne.
        ,
        6
        à l’exception de ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes, car une récompense sans fin leur est destinée.
        7
        Qu’est-ce donc, après cela, qui t’incite à traiter de mensonge le Jugement ?
        8
        Dieu n’est-il pas le plus juste des juges ?
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        Blachère, 1957Contexte
        X
        Sourate XCV.
        Le [Mont des] Figuier[s].
        (At-Ṭîn.)
        Propos liminaire du traducteur
        Titre tiré du vt. 1.
        Le vt. 6 qu’on retrouve presque textuellement dans la sourate LXXXIV, 25, est une addition ultérieure destinée à introduire une exception à la condamnation générale contenue dans le vt. 5.
        Au nom d’Allah, le Bienfaiteur miséricordieux.
        1
        Par le [Mont des] Figuier[s] et [des] Olivier[s] !
        Note [édition originale] : Pour expliquer ce serment, les commt. énumèrent les divers mérites de la figue et de l’olive qui justifient l’attention qui leur est accordée. On sait que l’arbre à l’huile tient une grande place dans la littérature judéo-chrétienne et que le Coran (sourate XXIV, 35,) en fait un arbre béni qui croît sur le Sinaï. A noter que nulle part ailleurs, le Coran ne parle du figuier. Enfin à une époque ancienne, on voyait déjà, dans at-tîn et az-zaytûn, des hauts lieux vénérés, très probablement le Mont des Oliviers et un autre mont en Syrie. Cette interprétation semble plausible ; elle est en tout cas confirmée par les vt. suivants. Le serment par des hauts lieux se retrouve d’ailleurs dans le Coran même (cf. LII, 1) et est usuel en Orient.
          2
          par le Mont Sinaï !
          3
          par cette Ville sûre !,
          Note [édition originale] : ’amîn « sûre ». Allusion à la Mekke et à son territoire sacré.
            4
            certes Nous avons créé l’Homme en la plus belle prestance,
            5

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            puis Nous l’avons rendu le plus bas de ceux qui sont bas !
            Note [édition originale] : Les commt. pensent qu’il s’agit de la décrépitude et de la mort. Après l’introduction du vt. suiv., une autre interprétation est devenue possible ; cette phrase énigmatique désignerait le sort des réprouvés.
              6
              Exception pour ceux qui ont cru et accompli des œuvres pies, car à ceux-là appartient une rétribution exempte de rappel.
              Note [édition originale] : Exempte de rappel. Le trait est typiquement arabe. Ce n’est point tout que donner. Il faut le faire sans le signaler à celui qu’on oblige, sinon cela équivaut à n’avoir rien fait.
                7
                Qu’est-ce qui te fera encore traiter de mensonge le Jugement ?
                8
                Allah n’est-Il pas le plus juste des juges ?
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                Arberry, 1955Contexte
                X
                The Fig
                1
                By the fig and the olive
                2
                and the Mount Sinai
                3
                and this land secure!
                4
                We indeed created Man in the fairest stature
                5
                then We restored him the lowest of the low --
                6
                save those who believe, and do righteous deeds; they shall have a wage unfailing.
                7
                What then shall cry thee lies as to the Doom?
                8
                Is not God the justest of judges?
                ←|→
                Pitckthall, 1930Contexte
                X
                The Fig
                1
                By the fig and the olive,
                2
                By Mount Sinai,
                3
                And by this land made safe;
                4
                Surely We created man of the best stature"
                5
                Then we reduced him to the lowest of the low,
                6
                Save those who believe and do good works, and theirs is a reward unfailing.
                7
                So who henceforth will give the lie to thee about the judgment?
                8
                Is not Allah the most conclusive of all judges?
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                Marracci, 1698Contexte
                X

                SURA XCV.
                FICUS.
                MECCANA :
                COMMATUM OCTO.
                1
                1.  Per Ficum, & Oleam.
                2
                2.  Et Montem Synai.
                3
                3.  Et hanc regionem securam.
                4
                4.  Jam quidem creavimus hominem in optimo constitutionis.
                5
                5.  Deindè reddidimus eum infimum inferiorum.
                6
                6.  Sed, qui crediderint, & operati fuerint recta, illis porrò erit merces interminabilis.
                7
                7.  Quid ergo faciet te negare, ut falsum post hac Diem judicii ?
                8
                8.  An non est Deus Justissimus judicantium ?
                Note [édition originale] : NOTÆ.
                Dupliciter inscribitur hæc Sura : nempè, التين Ficus, & الزيتون Olea. Utraque vox est in primo versu. Quidam volunt esse Medinensem : quidam verò Meccanam : quamobrem in nonnullis codicibus scribitur, مختلف فيها , Variatum in ea, idest vatiæ sunt de illa sententiæ, circa locum, in quo tradita fuit. Pręmium Lectoris est ; من قراء سورة التين اعطاه الله العافية واليقين ما دام حيًّا واذا مات اعطاه الله من الاجر بعدد من قراء هذه السورة Qui legerit Suram Ficus, dabit illi Deus indulgentiam, & firmam fidem, quamdiù vixerit. Cùm autem mortuus fuerit, dabit ei mercedem pro numero eorum, qui hanc Suram legerint.
                I.  Per Ficum, & Oleam. ] Gelal exponit : الماكولين او جبلين بالشام ينبتان الماكولين vel ipsos ficus, & oleas, quæ comeduntur : vel duos Montes in Syria horum arborum feraces. Jahias ex Cottada accipit pro duobus Montibus hujus nominis. Sed libet hìc referre ineptias Zamchascerii : اقسم بهما لانهما عجيبتان من بين اصناف الاشجار المثمرة روى انه اهدى لرسول الله ص طبق من تين فاكل منه وقال لاصحابه كلو فلو قلت ان فاكهة نزلت من الجنة لقلت هذه لان فاكهة الجنة بلا عجم فكلوها فانها تقطع البواسير وتنفع من النقرس ومرّ معاذ بن حبل بشجرة الزيتون فاخذ منها قصبا فاستاك به وقال سمعت رسول الله ص يقول نعم السواك الزيتون من الشجرة المباركة يطيب الفم ويذهب بالحفرة وسمعته يقول هي سواكي وسواك الانبياء قبلى. وعن ابن عباس رض هو تينكم هذا وزيتونكم : وقيل جبلان من الارض المقدسة يقال لهما بالسريانية طور زيتًا لانهما منتبا التين والزيتون Jurat Deus per has duas arbores, quia hæ inter fructiferas cæteris præstant arboribus. Habetur ex relatione, oblatum fuisse Prophetæ Mahumeto calathum ficorum, ex quibus cùm comedisset, jussit etiam socios comedere, dicens : Certè, si dixero fructus aliquos descendisse è Paradiso, dicam esse ficus : nam fructus Paradisi sunt sine ossiculis. Comedite igitur ex his, nam auferunt condylomata, seu hæmorroides, & tubercula in naso, & digitis pedum, ac manuum, & juvant contra morbum arteticum, & podagram, & chiragram. Transivit autem Moadh filius Habel juxta arborem Oleæ, & decerpsit ex ea ramusculum ; cepitque eo confricare dentes suos, & dixit : Audivi Prophetam Mahumetum dicentem : Optimum est dentifricium ex Olea arbore benedicta : nam bonum odorem confert ori, & aufert dentium putredinem. Audivi etiam eumdem dicentem. Hoc est dentifricium meum, & dentifricium Prophetarum, qui fuerunt ante me. Ex traditione autem habetur, Ebn-Abbas felicis memoriæ dixisse, hìc intelligi de Ficu, & Olea arboribus. Alii tamen volunt esse duos montes in terra Sancta, quorum uterque appellatur Syriacè Turzinan ; quia in utroque nascuntur Ficus, & Oleæ.
                III.  Et hanc regionem securam. ] nempè Meccam, quæ quare appelletur secura, alibi dictum est.
                IV.  Jam quidem creavimus hominem, &c. ] Communis explicatio est, hominem post vegetum, ac floridum juventutis, meliorumque annorum statum, redigi, sic Deo disponente, ad miserrimum extremę senectutis, ac decrepitatis terminum. Verùm, cùm hìc sermo sit de homine in genere, minimè aptatur huic loco hujusmodi expositio, cùm paucorum sit hominum ad decrepitatem pervenire, neque omnium florida, vegetaque juventute, ac virilitate gaudere. Necessariò igitur ita debent exponi Alcorani verba : Homo creatus est à Deo in Adam perfectissimæ constitutionis, & in maxima naturali felicitate : sed deindè ad summam miseriam, & infelicitatem ob peccatum originale devenit. Hoc ipsum fatetur non semel Alcoranus, cùm de creatione Adæ, ejusque è Paradisi felicitate ob perpetratam culpam in terrenas miserias dejectione, mentionem facit.
                VIII.  Justissimus judicantium. ] Arabica verba احكم الحاكمين , vix possunt latinè reddi : sed sententia est, Deum esse Judicem omnium Judicum justissimum.
                  Note [édition originale] : REFUTATIONES.
                  I. Nemo sanus non existimaret insanum hominem illum, qui ea juramenta proferret, quæ hìc Mahumetus ponere non veretur in ore Dei, præsertim per Ficum, & Oleam : quæ sive arbores sint, sive montes earumdem arborum feraces, nihil ad rem pertinet. Si enim per hæc jurare fas sit, pręsertim Deo : per quid jurare non licebit ? At enim Ficus utilis est ad hæmorroides, tubercula, podagram, & chiragram sanandas. Lignum verò Oleæ ad dentes confricandos, ac scalpendos, ad quem usum etiam Prophetæ illo utebantur. Ita Zamchascerius ex ore Mahumeti. Verùm, quænam ex rebus creatis etiam vilissima non utilis est ad multa in usum hominum ? Miror verò, virum alioqui apud suos Doctum, ac sapientem hujusmodi ineptiis, tanquam solidis argumentis uti ad Prophetæ sui stultitiam, impietatemque tuendam. Sed insurgent contra nos Doctores Moslemi authoritate Sacrarum Scripturarum. Nam in libro Cantici Canticorum non semel adjurantur Filiæ Jerusalem per capreas, cervosque camporum, cap. 2. & 3. Et quidem is, qui adjurat, est ipse Deus. Exigit igitur Deus juramentum à Filiabus Jerusalem per feras campestres. Quidni ergo, & per montes, & arbores liceat jurare, immò juret ipse Deus ? Sed facile respondetur, librum hunc totum esse ænigmaticum, & mysticum : nec posse ullo modo, prout verba illius sonant, intelligi. In hoc, non solùm Christiani omnes, sed etiam Judæi conveniunt. Sub ænigmate igitur unius pastoris, qui puellam ovium custodem depereat, introducitur idem pastor adjurare, nempè obsecrare, & obtestari alias socias puellas per capreas, & cervos, ne suscitent è somno dilectam suam. Ideò autem per hæc animalia eas obtestatur, quia puellæ rusticæ hæc in deliciis habent, & amore. Et unusquisque consuevit obtestari, & obsecrare aliquem per id, quod maximè diligit. Nihil ergo hìc, prout verba sonant, intelligendum est ; quamobrem frustra Mahumetani ad Prophetæ sui impietatem tuendam, hoc effugium requirerent.
                  II. Non minùs vanum, & otiosum est Dei juramentum respectu illius, quod jurat, quàm earum rerum, per quas jurat : nullum enim alium scopum habet, quàm efficiendi, ut credant homines, se post florem, ac decorem juvenilis ætatis, ad miserias, & ęrumnas extremæ senectutis perventuros. Tàm verò arduum creditu est hoc, ut quadruplici Dei juramento, quò credi possit, indigeat ? Huc accedit, non semper verificari de homine hoc, quod Deus hìc jurat, itaut præcipua conditio, quæ est veritas, desit, vel manca sit in hoc juramento. Si verò Alcorani verba referantur non ad juventutem, & senectutem hominis, sed ad primam illius creationem in naturali felicitate, & ad miserrimam conditionem, ad quam propter peccatum devenit : manifestè sibi contradicit Alcoranus. Suprà enim Sura nonagesima, versu quarto introduxerat Deum dicentem : Jam quidem creavimus hominem in ærumna : hìc autem ex opposito facit, ut dicat : Jam quidem creavimus hominem in optimo constitutionis : idest in statu perfectissimo, ac felicissimo.
                  III. Dùm fingitur, Deum satis importunè, & inconsequenter dicere Mahumeto ; Quid ergo faciet, ut posthac tu neges, ut falsum, diem Judicii ? Ostendit manifestè, anteà illum in Diem Judicii nequaquam credidisse. Sed respondebunt Mahumetani, hęc verba non Mahumeto, sed homini infideli à Deo dicta esse. Et quidem ita respondet Zamchascerius, aliique Expositores. Sed non video, qua ratione possint hæc verba ad alium, quàm ad Mahumetum referri, cùm ad illum tota Sura dirigatur, nec aliquis alius in illa commemoretur. Nihilominùs in Alcorano exponendo, ubi verba ipsius manifestè non repugnent, nolo cum Moslemis obstinatè digladiari.
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